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La perte ou le deuil

Dernière mise à jour le 23 juin 2016

Prismes, dans ce nouveau numéro, porte son attention sur l’inéluctabilité de la mort et le temps de deuil qui lui succède. Experts et témoignages viennent éclairer cette dimension complexe de la vie scolaire.

Dans le milieu scolaire, des situations de deuil touchent des enseignantes et des enseignants, des élèves, des directions, des établissements scoaires entiers, fragilisent le contexte de l’école et les personnes qui la composent. Des enfants ou des jeunes perdent un frère, une sœur, un parent proche, une ou un camarade. Faut-il parler de ces deuils à l’école? Si oui, comment trouver des paroles suffisamment respectueuses et sensibles? A quelles ritualisations faudrait-il penser pour ponctuer les processus de deuil?

Perdre un élève est très déstabilisant

Plusieurs témoignages d’enseignantes et d’enseignants jalonnent ce numéro. Perdre une ou un de ses élèves est très déstabilisant, non seulement en tant que personne qui affronte la rupture d’une relation pédagogique, mais aussi en raison du basculement de rôle. L’enseignante ou l’enseignant ne s’occupe plus seulement de la transmission de savoirs, mais devient une personne ressource disponible, qui écoute, encourage, accompagne ses autres élèves touchés par le deuil. Il importe alors de prendre en compte leur développement ainsi que leurs capacités à comprendre et à construire du sens. De plus, les outils numériques et internet prennent une place importante pour les jeunes lorsqu’un des leurs décède. Ce nouveau rôle inattendu peut devenir très fatigant, voire épuisant.

Ce numéro porte son attention également sur des événements graves comme les attentats récents contre Charlie Hebdo. Est-il pertinent ou non d’en parler dans le cadre scolaire? Un article se fait le relais d’une table ronde qui a eu lieu à la HEP peu de temps après ces événements. A mentionner aussi le suicide des jeunes (de plus en plus jeunes !) et les effroyables jeux dangereux – phénomène présent à large échelle et touchant toutes les couches sociales – auxquels des groupes d’enfants peuvent s’adonner dans les interstices de la surveillance des adultes et sous l’influence de leurs pairs. Seule une prévention offensive et une information la plus large possible peuvent éviter la mort inutile de nombreux enfants et adolescents.

Des équipes sont prêtes à réagir très vite

Heureusement, l’environnement ne se montre pas inactif. De nombreuses démarches tentent de soulager la souffrance des personnes touchées en proposant par exemple des contes ou des ateliers d’écriture. Différents protocoles sont bien implantés dans le milieu scolaire. Des équipes sont prêtes à réagir très vite aussi bien en cas d’incident critique qu’en cas de décès d’une personne. Des spécialistes interviennent pour apaiser, écouter, structurer des rituels de deuil.

Comme des «fenêtres ouvertes» sur la vie après le deuil, ce numéro est jalonné de portraits de jeunes qui ont vécu la perte d’un proche et qui posent en souvenir de la personne disparue. Ce faisant, le regard se porte sur ceux qui restent après un tel tsunami, ainsi que sur la mémoire à élaborer pour accomplir le travail de deuil.

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