HEP VAUD
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Quand l'enseignement devient une évidence

Dernière mise à jour le 17 décembre 2015

Ils sont de plus en plus nombreux à entreprendre une formation à la HEP Vaud après avoir déjà vécu une autre vie professionnelle. Une tendance qui pourrait être bénéfique au dynamisme de la formation et de la profession. Témoignages de trois étudiants qui ont changé de voie pour embrasser le métier d'enseignant.

«Je suis finalement faite pour ça!»

Karin Ryembault, 45 ans, 2 enfants

«Votre contrat ne sera pas renouvelé.» Ces mots, Karin Ryembault les entend un jour de son employeur, après 12 ans de travail dans un laboratoire de l’UNIL. Docteure en biologie, elle vit d’abord très mal cette situation qui la mènera pourtant à trouver sa véritable voie. «A l’époque, je ne me voyais pas du tout enseignante. Mon père a toujours exercé ce métier et il a eu beaucoup de classes difficiles. Puisque j’allais à l’école dans son établissement, je l’entendais crier dans la salle d’à côté et je ne me sentais pas capable d’endosser ce rôle. C’est un bilan de compétences qui m’a mise sur la piste: tout convergeait vers le partage et la transmission.» Poussée aussi par son entourage qui sent qu’elle pourrait s’épanouir dans ce métier, Karin décide de postuler pour un poste de remplacement dans un petit collège privé. «Je me suis retrouvée à enseigner à 4 niveaux d’élèves et j’ai adoré. Cette expérience m’a fait réaliser que je suis finalement faite pour ça !» Après deux ans, Karin décide qu’il lui faut valider son expérience par un diplôme, elle quitte alors son poste et s’inscrit à la HEP Vaud. «J’ai choisi le secondaire I car je me sens en phase avec cette tranche d’âge qui correspond à celle de mes deux enfants. Cette formation arrive donc à un moment opportun dans ma vie et j’en suis très heureuse.»

Susciter une curiosité sur le monde

Sébastien Dufner, 34 ans, 1 enfant

Après des cours d’entrepreneuriat et de gestion d’entreprise et un Master en biologie en poche, Sébastien Dufner fonde avec trois collègues une association ayant pour mission l’aide au développement durable dans les zones touristiques des pays en voie de développement (Matter of Act). Mais après une année d’activité, ils se rendent compte qu’il est utopique d’espérer dégager assez de salaires pour que chacun en vive pleinement. Sébastien se tourne alors vers les remplacements scolaires pour remédier à ses besoins et continuer son engagement dans son association. Néanmoins, il lui faut plus de stabilité, «Le domaine de la macrobiologie n’offrant que très peu de possibilités en Suisse, j’ai vite abandonné mes recherches dans ce domaine. Des amis m’ont alors rapidement appris qu’il y avait une réelle demande dans l’enseignement.» Sébastien se tourne alors sérieusement vers l’enseignement car cette activité répond à nombre de critères importants pour lui, comme l’autonomie dans l’organisation de son travail et le fait que le temps partiel soit bien accueilli, ce qui lui permet de concilier son métier, sa vie de famille et son activité associative.

Aujourd’hui Sébastien est enseignant dans le secondaire I, et quand on lui demande pourquoi avoir choisi d’enseigner à cette tranche d’âge d’élèves, sa réponse est sans équivoque : «Conscient que l’avenir repose sur l’éducation des plus jeunes, cette tranche d’âge me semblait idéale pour ouvrir une certaine curiosité sur le monde, faire partager des outils essentiels et acquérir des connaissances de base utiles à leur avenir professionnel et citoyen.»

«Allier ma passion au contact avec les enfants»

Céline Hattée, 40 ans, 2 enfants

Devenir enseignante, Céline Hattée y pensait déjà lorsqu’elle débute sa formation en mathématique à Aix-en-Provence. La vie lui fera cependant faire quelques détours. Après une spécialisation en économie d’entreprise, elle travaillera plusieurs années dans les ressources humaines avant d’arrêter de travailler lorsque son mari est muté  en Suisse. «Je me suis alors consacrée à mes enfants et j’ai beaucoup suivi leur scolarité. Au point que les autres parents ont fini par me demander des cours d’appui pour leurs enfants. Cela m’a remise sur la voie de l’enseignement en me permettant d’allier ma passion pour les mathématiques au contact des enfants et des adolescents.». Il y a deux ans, Céline décide donc de s’inscrire à la HEP Vaud pour réaliser un vieux rêve: celui de devenir enseignante. «Cela n’était pas une décision facile à prendre car cela impliquait de tout reprendre à zéro mais je ne le regrette pas. Je suis aujourd’hui très épanouie dans ce nouveau tournant de ma vie et je pense que faire cette formation avec la maturité de l’âge est finalement un avantage: on perçoit mieux les enjeux, notamment grâce à notre vision de parent. Je ne nie pas que cela a été difficile de se remettre aux études au début et d’allier la charge de travail, conséquente, avec la vie de famille, mais c’est un grand soulagement pour moi d’avoir pris cette décision !»

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