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Typologies

Dernière mise à jour le 9 juillet 2013

Le LASALÉ met à votre disposition des typologies d'élèves à risque de décrochage développées par des chercheurs du domaine afin d'identifier les meilleures réponses en termes de prévention.

Nous avons vu que le décrochage est lié à plusieurs facteurs de risque et que les jeunes en situation de décrochage ne sont de loin pas le groupe homogène que l’on pourrait imaginer. Certains chercheurs ont développé des typologies d’élèves à risque de décrochage afin de rendre compte de cette diversité et d’identifier les meilleures réponses en termes de prévention ou d’intervention.

Janosz et al. (2000) identifient quatre groupes de décrocheurs potentiels en fonction des trois dimensions suivantes: l’engagement face à la scolarisation, l’adaptation scolaire comportementale et le rendement scolaire.

Les décrocheurs discrets (40 %): ils aiment l’école, sont engagés, ne présentent aucun problèmes comportementaux et ils ont un rendement scolaire un peu faible. Les interventions optimales sont au niveau des supports pédagogiques visant à accroître leurs performances scolaires (aide aux devoirs, enseignement individualisé, pédagogie de coopération, …)

Les décrocheurs inadaptés (40 %): ils présentent des échecs scolaires, des problèmes comportementaux et délinquants et proviennent de familles difficiles. Les interventions intensives et multidimensionnelles au niveau psychosocial et visant à favoriser la réussite scolaire sont nécessaires.

Les décrocheurs désengagés (10 %): ils ne présentent pas de problèmes de comportement et ont des notes dans la moyenne, mais sont très désengagés face à leur scolarité. Les interventions doivent surtout viser l’accroissement de la motivation.

Les décrocheurs sous-performants (10 %): ils sont en situation d’échec scolaire et sont désengagés face à leur scolarité. Ils présentent des troubles d’apprentissage, mais aucun trouble de comportement. Au niveau des interventions, des évaluations et interventions individuelles en profondeur sont nécessaires pour espérer accroître l’engagement et le succès. Le dépistage rapide des difficultés est particulièrement important pour ces enfants.

Fortin et ses collaborateurs (1999) ont aussi analysé les différents profils de décrocheurs et ont proposé une typologie qui met davantage l’accent sur des mesures associées à la dynamique psychosociale du jeune décrocheur. En effet, cette typologie classifie les jeunes en risques de décrochage en fonction de caractéristiques scolaires (attitudes des enseignants et climat de classe), mais aussi personnelles (performance scolaire, comportement, habiletés sociales, etc.) et familiales (qualité du climat familial).

Le type «peu intéressé»: ce type représente environ 40 % des élèves à risque de décrocher, mais c’est le groupe d’élèves le moins à risque de le faire. Ces élèves présentent une très bonne performance scolaire, mais sont peu motivés et s’ennuient à l’école. Ils accordent peu d’importance à une bonne conduite ainsi qu’à l’organisation d’ensemble des consignes et des activités en classe. Ces élèves sont perçus positivement par le personnel enseignant mais ils reçoivent peu de soutien affectif des parents.

Le type «troubles de comportement et difficultés d’apprentissage»: ce groupe d’élèves représente environ 30 % des élèves à risque de décrocher. Ils affichent la plus faible performance scolaire et ils présentent les problèmes de comportement les plus importants parmi les quatre types. Peu d’importance est accordée à une bonne conduite ainsi qu’à l’organisation d’ensemble des consignes et des activités en classe. Ces élèves sont perçus négativement par le personnel enseignant et ont un niveau de dépression élevé (tristesse, perte d’énergie et d’estime de soi, etc.).

Le type «délinquance cachée»: 20 % des élèves à risque de décrocher correspondent à ce type de décrocheurs. Même s’ils présentent une bonne performance scolaire, ils accordent peu d’importance à l’ordre et à l’organisation en classe. Perçus positivement par le personnel enseignant, ces élèves sont soumis à un faible contrôle parental. Ce type de décrocheurs peut présenter les comportements suivants : agressions mineures cachées (mensonges, vols, etc.), dommages contre la propriété (saccage par le feu, vandalisme, etc.), actes délinquants (vol à l’étalage, utilisation illégale de chèques ou de cartes de crédit, vol de voiture, vente de drogue, infractions diverses, etc.).

Le type «dépressif»: démontrant une performance scolaire dans la moyenne, ces élèves représentent environ 10 % de ceux qui sont à risque de décrocher. Ils perçoivent peu d’ordre et d’organisation en classe (bonne conduite et organisation des consignes et activités). C’est le type de décrocheurs le mieux perçu par le personnel enseignant et décrit comme ne présentant pas de problèmes extériorisés de comportement. Ces élèves souffrent d’un niveau de dépression au-dessus du seuil clinique (tristesse, faible estime de soi, etc.) et d’idées suicidaires chez certains. Ce sont les élèves de ce type qui rencontrent le plus de problèmes d’ordre familial.

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