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Définitions, terminologie et recensement du décrochage

Dernière mise à jour le 9 juillet 2013

Le décrochage scolaire est un phénomène complexe dont les définitions et les critères statistiques diffèrent selon les régions. De manière générale, le décrochage scolaire fait référence à une sortie anticipée ou sans qualification du système éducatif, mais il renvoie à des réalités qui peuvent être très différentes.

Outre-Atlantique et notamment au Québec, où de nombreuses recherches sur le décrochage sont menées depuis plus de vingt ans, l’accent est mis sur la titularisation ou non d’un diplôme. En effet, Parent et Paquin (1994) définissent le décrocheur scolaire comme «une personne qui a cessé la fréquentation scolaire avant d’avoir obtenu un diplôme d’études secondaires» (diplôme de la 5ème secondaire à 17 ans). Les statistiques du Ministère de l’Education nationale recensent les élèves qui, inscrits au 30 septembre d’une année, ne sont ni diplômés au cours de l’année, ni inscrits l’année suivante, que ce soit à la formation générale des jeunes, à celle des adultes ou à la formation professionnelle. Ainsi, si la définition retenue est liée à la diplomation, les statistiques mettent également en évidence les abandons en cours de parcours scolaire.

Les pays européens prennent en compte d'autres dimensions du décrochage scolaire

Plusieurs pays européens, dont la Suisse et la France, comptabilisent le taux de décrochage scolaire en fonction de l’aboutissement ou non d’une formation certifiante, tel que recensé par les statistiques de la commission Eurostat. Le décrochage scolaire concerne donc les adultes entre 18 et 24 ans ayant une qualification inférieure à l’enseignement secondaire supérieur (niveau secondaire II) et qui ne sont pas dans un programme d’enseignement ou de formation durant une période de référence de 4 semaines qui précède le sondage.

Parallèlement à ce décrochage structurel (c’est-à-dire mesuré après que les élèves aient terminé ou non leurs études) s’ajoute en communauté francophone de Belgique une dimension plus conjoncturelle de ce phénomène, c’est-à-dire mesurée – autant que possible –  au fur et à mesure de l’apparition des problèmes. Dans cette optique, le décrochage scolaire fait référence à un jeune soumis à l’obligation scolaire mais qui n’est pas inscrit dans un établissement (et qui n’est pas  «instruit à domicile»), ou alors qui est inscrit dans un établissement mais s’en absente plus de 20 demi-jours par an sans justification valable. Cette approche considère donc également comme décrocheurs des jeunes inscrits comme élèves mais exclus ou «en crise» (par exemple présentant des problèmes de comportement, d’absentéisme, voire de retard scolaire), pour lesquels il serait plus précis de parler de jeunes «en risque de décrochage».

Un consensus existe malgré tout

Quels que soient les définitions et les critères de recensement statistique retenus, tous les auteurs s’accordent à considérer le décrochage scolaire comme le résultat d’un processus progressif, lent et insidieux. La «situation de décrochage», qui précède le décrochage avéré, appelée aussi désengagement scolaire (Québec), déscolarisation, démobilisation ou désaffiliation scolaire (France), désaffectation scolaire (Angleterre), renvoie à un phénomène général de désinvestissement de la scolarité aux origines complexes et diverses.

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