HEP VAUD
Début navigation chapitre
Fin navigation chapitre
Début contenu

Usages et mésusages des «lieux de mémoire», conférence d'Elie Barnavi.

Dernière mise à jour le 11 janvier 2018

Le lundi 22 janvier à 18h, dans le cadre des journées d'études internationales sur l'enseignement de la Shoah, une conférence publique d'Elie Barnavi sur le thème "Usages et mésusages des «lieux de mémoire»" aura lieu à la HEP Vaud. Cette conférence sera suivie, le lendemain mardi 23 janvier à 18h, d'une table ronde publique sur le thème "Mise en fiction de la Shoah, une expérience banale?".

Vous trouverez ci-dessous le descriptif des deux événements.

Conférence publique d'Elie Barnavi
Usages et mésusages des «lieux de mémoire»

Cliquez pour télécharger le flyer

Professeur émérite de l’Université de Tel-Aviv et directeur scientifique de Tempora/Musée de l’Europe à Bruxelles, Elie Barnavi fera part de ses réflexions sur les «Usages et mésusages des lieux de mémoire», lors d’une conférence publique exceptionnelle qui se déroulera dans le cadre des Journées d’étude internationales: «Enseignement et apprentissage de la Shoah. Pratiques et expériences dans le monde scolaire», organisées à la HEP Vaud.
Grande figure intellectuelle et morale de dimension internationale, Elie Barnavi présente ici en quelques mots les deux axes sur lesquels s’articulera sa conférence: «Usages et mésusages des lieux de mémoire».

Les relations complexes entre musée, mémoire et histoire

Selon Pierre Nora, «Les lieux de mémoire, ce sont d’abord des restes. La forme extrême où subsiste une conscience commémorative dans une histoire qui l’appelle, parce qu’elle l’ignore (…) Musées, archives, cimetières et collections, fêtes, anniversaires, traités, procès-verbaux, monuments, sanctuaires, associations, ce sont les buttes témoins d’un autre âge, des illusions d’éternité…».
Nous verrons, dans un premier temps, comment fonctionne le premier de la liste, ce lieu de mémoire particulier qu’est le musée. Nous prendrons l’exemple du Musée de la Seconde Guerre mondiale de Gdansk, formidable incarnation de l’usage et du mésusage d’un lieu de mémoire. Nous évoquerons également l’ex-Entrée libre position de civilisation, qui traite d’un thème donné, largement défini, sous plusieurs angles de vue intégrés dans une vision d’ensemble (l’histoire politique et sociale, l’art, la science…). À ce titre, c’est un outil privilégié de fabrication et/ou d’entretien des lieux de mémoire.

Dans un second temps, nous questionnerons la Shoah comme «lieu de mémoire» et nous nous intéresserons à la relation complexe entre mémoire et histoire en Israël, aux instrumentalisations politiques et idéologiques, aux usages et aux mésusages dont elle est l’objet. «Enseignement et apprentissage de la Shoah», oui, mais dans quel but, au nom de quels impératifs moraux et avec quels résultats?

Un historien passionné, intellectuel engagé

Elie Barnavi est historien et essayiste, professeur émérite d’histoire de l’Occident moderne à l’Université de Tel-Aviv. De 2000 à 2002, il a servi comme ambassadeur d’Israël en France. Depuis 1998 Conseiller scientifique auprès du Musée de l’Europe à Bruxelles et directeur scientifique de la société Tempora, Elie Barnavi a dirigé ou codirigé les comités scientifiques de ses expositions, notamment Dieu(x), modes d’emploi, C’est notre histoire ! 50 années d’aventure européenne et L’Amérique, C’est aussi notre histoire ! Trois siècles de relations entre l’Europe et les Etats-Unis, 21 rue La Boétie. Il travaille actuellement au développement d’un projet européen d’exposition relative aux relations entre l’Europe et la civilisation islamique depuis les débuts de la conquête musulmane.

Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur le XVIe siècle français et européen, sur l’histoire contemporaine d’Israël et du peuple juif, ainsi que des études dans des revues professionnelles en Europe, aux États-Unis et au Canada et des articles d’analyse politique dans la grande presse, en Israël et à l’étranger (France, Belgique, Espagne, Italie).Parmi ses derniers ouvrages parus: Les religions meurtrières, Flammarion, La Révolution européenne, 1945-2007, Perrin, (avec Kzrysztof Pomian), L’Europe frigide. Réflexions sur un projet inachevé, André Versaille éditeur, Aujourd’hui, ou peut-être jamais. Pour une paix américaine au Proche-Orient, André Versaille éditeur, Dieu(x), modes d’emploi, André Versaille éditeur, Dix thèses sur la guerre, Flammarion. Élie Barnavi est titulaire de plusieurs prix, dont le Grand prix de la Francophonie de l’Académie française, reçu en 2007 pour l’ensemble de son oeuvre, le prix Aujourd’hui pour Les religions meurtrières et le prix Montaigne pour L’Europe frigide.

Table ronde
Mise en fiction de la Shoah, une expérience banale?

Autour de Dominique Dirlewanger (Interface sciences société UNIL), Séverine Graff (Faculté des Lettres UNIL), Marc Elikan (Gymnase de Beaulieu) et Catherine Yael Ehrenfreund (Ecole de français langue étrangère - UNIL) débattront de la mise en fiction de la Shoah qui lui fut longtemps territoire interdit. La rentrée littéraire 2017 est marquée par une série d’ouvrages de fiction autour du nazisme et de la Shoah, dont les prix Goncourt et Renaudot avec respectivement: «L’ordre du jour» d’Eric Vuillard et «La disparition de Josef Mengele», d’Olivier Guez.

La fiction, un support d’enseignement pertinent?

Depuis l’après-guerre, la «littérature de la Shoah» comprend principalement des témoignages de première main, mais une évolution s’amorce dès 1960 de la diction des témoins vers une fiction de plus en plus assumée. Ce changement de régime narratif comporte quelques aspects récurrents aux champs littéraires, cinématographiques ou de la bande dessinée: désarticulation de la chronologie, réflexion sur le génocide, irruption du psychisme… Fait nouveau, la plupart des auteurs revendiquent le statut de romancier avant celui de témoin. La fiction constitue-t-elle un support d’enseignement pertinent pour traiter de la Shoah en classe?

Cette table ronde est organisée par le Groupe d’étude de didactique de l’histoire de la Suisse romande et italienne (GDH) en marge des Journées d’étude internationales Enseignement et apprentissage de la Shoah - Pratiques et expériences dans le monde scolaire.

Informations pratiques

Conférence publique
Lundi 22 janvier, 18h
Salle C33-229
HEP Vaud, Av. de Cour 33, 1007 Lausanne

Table ronde publique
Mardi 23 janvier, 18h
Espace Parenthèse
HEP Vaud, Av. de Cour 33, 1007 Lausanne

Bus 1 ou 25 direction Maladière: arrêt Beauregard
Métro M2 direction Ouchy: arrêt Délices

Contact

Sandrine Dreifuss
Secrétaire UER SHS
Cet article vous a été utile :
 
 
 
 
 
 
Début marge
Fin marge
Fin contenu
Début chemin de navigation
Fin chemin de navigation
Début pied de page
Fin pied de page