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ORFEE - le dépôt institutionnel des publications des chercheurs de la HEP Vaud

Dernière mise à jour le 23 mai 2017

ORFEE est l'acronyme d'Open Repository For Educational E-prints, le dépôt institutionnel de la Haute École Pédagogique du Canton de Vaud (HEP Vaud) dans lequel les membres de l'institution sont invités à auto-archiver leur production scientifique et à en permettre la consultation en libre accès (Open Access).

Cette pratique marque notre volonté de soutenir la diffusion électronique à l’échelle mondiale de la littérature scientifique avec un accès entièrement gratuit et sans restriction à la communauté scientifique, mais aussi aux étudiants, aux enseignants et à tous les esprits curieux.

Contexte

Une des tâches fondamentales du chercheur est de communiquer les résultats de ses recherches. Il le fait généralement en rédigeant des articles qu’il soumet à des revues scientifiques. Lorsqu’il soumet son article à une revue, celle-ci le soumet à son tour à des pairs qui le relisent et l’évaluent. Après ce processus de révision l’article est publié et accessible moyennant abonnement à la revue. Dans ce processus, les institutions d’enseignement supérieur telles que la HEP Vaud se retrouvent dans une situation absurde où elles rémunèrent leurs chercheurs et où elles sont ensuite amenées à devoir racheter aux éditeurs le produit du travail de leurs chercheurs. Sans compter que les éditeurs ne rémunèrent ni les chercheurs qui publient dans leurs revues, ni les pairs qui effectuent le travail de révision des articles publiés...

De plus, depuis les années 1990 le prix des abonnements à payer aux éditeurs pour accéder aux collections de périodiques scientifiques n’a fait qu’augmenter, bien plus que l’indice des prix à la consommation, tandis que les budgets de la plupart des bibliothèques stagnent, voire diminuent. Ceci a provoqué une crise dans le monde des bibliothèques universitaires qui ne pouvaient plus offrir un accès à toutes les connaissances étant donné les prix prohibitifs pratiqués par les éditeurs. Au même moment, avec l’avènement d’Internet la possibilité de diminuer les coûts de diffusion des périodiques scientifiques s’offrait au monde universitaire comme une réponse à cette crise. Le web permettant de diffuser et de partager le savoir, condition indispensable au développement de la science, et ce à l’échelle planétaire.

Le mouvement de l’Open Access

C’est dans ce contexte qu’est né le mouvement de l’Open Acces qui constitue une solution au problème de la concentration par quelques multinationales de l’essentiel du marché de l’édition scientifique. Le mouvement s’est organisé au fil des années et a aboutit en 2002 à la Déclaration de Budapest dont les buts affichés sont très clairs : « L'accès libre à la littérature des revues à comités de lecture est le but. L'auto-archivage (I.) et une nouvelle génération de revues alternatives en libre accès (II.) sont les moyens d'atteindre cet objectif. ». Près de 850 organisations, dont la HEP Vaud, ont signé cette déclaration.

Cette prise de position était réitérée un an plus tard, en 2003, dans le cadre de la Déclaration de Berlin qui vise à « (...)  promouvoir un Internet qui soit un instrument fonctionnel au service d’une base de connaissance globale et de la pensée humaine, et de définir des mesures qui sont à envisager par les responsables politiques en charge de la science, les institutions de recherche, les agences de financement, les bibliothèques, les archives et les musées. ». La HEP Vaud figure également parmi les signataires de la déclaration de Berlin.

Deux conditions

La déclaration de Berlin stipule très clairement que les contributions au libre accès doivent satisfaire deux conditions :

Le libre accès
«  1. Leurs auteurs et les propriétaires des droits afférents concèdent à tous les utilisateurs un droit gratuit, irrévocable et mondial d’accéder à l'œuvre en question, ainsi qu’une licence les autorisant à la copier, l'utiliser, la distribuer, la transmettre et la montrer en public, et de réaliser et de diffuser des œuvres dérivées, sur quelque support numérique que ce soit et dans quelque but responsable que ce soit, sous réserve de mentionner comme il se doit son auteur (les règles usuelles de la collectivité continueront à disposer des modalités d'attribution légitime à l'auteur et d 'utilisation responsable de l'œuvre publiée, comme à présent), tout comme le droit d'en faire des copies imprimées en petit nombre pour un usage personnel. ».

Le dépôt numérique
« 2. Une version complète de cette œuvre, ainsi que de tous ses documents annexes, y compris une copie de la permission définie dans ce qui précède, est déposée (et, de fait, publiée) sous un format électronique approprié auprès d'au moins une archive en ligne, utilisant les normes techniques appropriées (comme les définitions des Archives Ouvertes [Open Archives]), archive gérée et entretenue par une institution académique, une société savante, une administration publique, ou un organisme établi ayant pour but d'assurer le libre accès, la distribution non restrictive, l'interopérabilité et l'archivage à long terme. »

Deux approches

Outre le libre accès via le web à l’information scientifique l’Open Access offre aussi les avantages suivants :  des canaux de distribution des publications scientifiques plus courts avec des possibilités de stockage fiable et durable ; une plus grande visibilité des résultats des travaux de recherches pour la communauté scientifique, voire au-delà ; la réduction des coûts d’acquisition des revues ou tout au moins leur maintien à un niveau stable, malgré un marché en expansion dans un contexte de croissance exponentielle des connaissances scientifiques. Pour pouvoir bénéficier de ces avantages, deux voies sont promues par le mouvement de l’Open Access :

Green Road
La « Green Road » consiste en l’archivage électronique en libre accès par les chercheurs de leurs publications sur au moins un serveur (repository) institutionnel ou spécifique à une discipline. Il s’agit d’un auto archivage des articles, des contributions, livres scientifiques ... La plupart des éditeurs permettent l’archivage de ce qu’on appelle l’Author’s Postprint qui est la version finale corrigée de l’article scientifique après révision par les pairs. Ce qui n’est généralement pas permis, c’est d’archiver en libre accès la version Publisher’s Postprint qui est la version finale avec la mise en page propre à la revue. Le texte avant évaluation par les pairs est parfois la seule version autorisée à être autorisée en ligne.  Il est par ailleurs fréquent que les revues pratiquent une période d’embargo pendant laquelle l’article publié ne peut pas être diffusé en ligne. Pour connaître les politiques Open Access des éditeurs de périodiques scientifiques, il est conseillé consulter le site Sherpa/RoMEO ou de s’adresser directement au responsable de la revue.

Golden Road
La « Golden Road » quant à elle consiste à publier directement dans des revues en libre accès sur Internet. Le Directory of Open Access Journals (DOAJ) recense des milliers de périodiques en Open Access. Un moteur de recherche permet d’effectuer de consulter le répertoire DOAJ et de faire des tris en fonction de thématiques précises, de types de licence (lire à ce sujet : Creative Commons), du langage, etc.

Le soutien de Swissuniversities et du FNS au mouvement de l’Open Access

En Suisse, le mouvement est fortement soutenu par Swissuniversities et le FNS qui agissent de concert dans le cadre d’une politique nationale pour le développement de l’Open Access. Le FNS engage les bénéficiaires de subsides à rendre accessibles au public les résultats des recherches qu'il a soutenues. Une Directive du FNS formalise à l’attention des chercheurs la réglementation sur le libre accès (Open Access) aux publications scientifiques issues des projets encouragés par le FNS :
http://www.snf.ch/SiteCollectionDocuments/dos_OA_Weisung_f.pdf.  

Au niveau de Swissuniversities, le programme CUS-P2 vise à réaliser un réseau de services centraux, durables et utilisables sur le plan national dans le domaine de l'information numérique scientifique. L’idée est de  « renforcer la compétitivité scientifique suisse au niveau international et de fournir aux chercheurs, aux enseignants et aux étudiants une offre complète de contenus numériques à caractère scientifique ainsi que des instruments optimisés pour leur traitement. Par le biais d'un encouragement ciblé, CUS P-2 initie et pilote le développement de cette offre et garantit un fonctionnement durable. ».

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