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L'art à l'oeuvre: Haus am Gern

Dernière mise à jour le 8 septembre 2017

Pour la première édition de cette année académique, l'art à l'œuvre présente Hause am Gern, du duo d'artistes Barbara Meyer Cesta et Ruedi Steiner. A voir dès maintenant au 6ème étage jusqu'au 29 septembre!

Haus am Gern - "Aire de Bellelay", 32x20 cm

L’édition d’artiste qui est présentée dans le cadre de l’art à l’oeuvre a été réalisée dans le projet «Aire de Bellelay» qui investit l’abbatiale baroque située à la lisière du canton de Berne dans le Jura. Cette abbatiale connaît chaque année une exposition majeure sous l’impulsion de sa curatrice Marina Porobic. Une grande partie de l’édifice habitable est un centre qui fait partie du réseau de santé mentale du canton de Berne.

L'objet et l’image dans les espaces religieux

Ce monument est photographié avec la technique du sténopé sur du papier baryte. La question de Haus am Gern est l’objet et l’image dans les espaces religieux. Le miroir renvoie la question de la figure, et donc aussi du positionnement de celui qui regarde photographie. Dans la série photographique réalisée en partie au sud de l’Espagne, le rôle de l’artiste est d’opérer un regard de travers.

Haus am Gern décide de questionner le double. Le double artistique, le miroir y est un dispositif pour évoquer cette dualité et ce passage de l’invisible au visible. Partant d’un immense miroir placé dans la croisée du transept de l’abbatiale, Haus am Gern prolonge la réflexion dans la réalité dans un voyage visuel sans but précis et animé par divers dispositifs au miroir. Le jeu est posé: le miroir, la présence de quelque chose. Les images de l’exposition nous renvoient sur ce qui se passe hors du point de vue du photographe tout en restant dans l’image. La question du double, du couple est mise en évidence. Les images avec l’introduction d’un jeu de miroir deviennent étranges.

Un dispositif à la fois technique et philosophique

Pourquoi recouvrir les miroirs d’un tissu noir, au moment de la mort de quelqu’un? En partie, pour atténuer la douleur? Pour ne pas se voir seul dans le miroir? Car l’apparition de l’autre ou du passé peuvent potentiellement surgir.
Se voir dans un miroir, c’est la perte du point de vue unique. C’est un instantané qui nous fait apparaître autrement. Autant soi-même que l’environnement dans lequel on se situe. Le miroir focalise, dédouble, effraie aussi. Il nous renvoie dans le passé, dans un ailleurs non contrôlable. Comment est-on projeté parmi les autres? Cette question reste un enjeu majeur de l’art. Le duo Haus am Gern met en œuvre ce dispositif à la fois technique et philosophique.
Travailler en présence du miroir est un défi tant pour un artiste qu’un enseignant. C’est une prise de risque alors que le miroir semble se banaliser par la pratique du selfie. La différence? Le miroir est permanent. L’image coule toujours. C’est l’ultime tableau contemporain.

Edition d’artiste: «Aire de Bellelay», quadrichrome, 38 p., éd. Haus am Gern, format: 32X 20cm, 2015.

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